En cette journée symbolique de renouveau (et de neige...), Traîne Buisson souhaite dédier ce billet à tous les jardins dits sauvages et vous faire partager quelques lignes d'un livre dont il a beaucoup apprécié la lecture, puis la relecture... durant l'hiver. Voici :
"Les premiers jours où j'ai commencé à jardiner, je me demandais : quel est donc le génie de ce lieu ? Et à chaque fois, la réponse arrivait aussitôt : mi pan mi elfe des pays du Nord, le génie qui habitait ce jardin avait un faible pour les endroits secrets, moussus, les épines des rosiers, l'ombre des ifs, les fleurs en masse dense, désordonnées et parfumées. Oui, ce jardin voulait être libre ! le bonheur qu'il me promettait n'avait qu'une condition : que la nature puisse y exprimer tout ce qu'elle avait de bon, de beau, de fécond"...
Jorn de Précy, Le jardin perdu